Connaissance approfondie du chien

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MESSAGES SUR LE MUR

I - CONNAISSANCE DU CHIEN

1 - Les races de chiens courants

2 - Morphologie du chien

3 - Les critères de race

 

1 - RACES DE CHIENS COURANTS

 

La France est le pays du monde où existe le plus grand nombre de races de chiens courants. Le standard des chiens courants édité sous l’égide de la Société Centrale Canine (SCC) en dénombre 38. Ils se répartissent en chiens de petite et grande taille - moins de 0,60 m pour les premiers - et en chiens à poils durs (comme les Griffons Vendéens) et à poils ras. Certains sont d’origine exclusivement française (tels que les Gascons Saintongeois), d’autres sont d’origines étrangères, essentiellement anglaise (Fox Hound) ou suisse, d’autres résultent d’un croisement entre les deux.

Rappelons que les standards sont des textes reconnus par la Fédération Internationale de la Cynophilie qui déterminent les caractéristiques de chaque race. Ils ne définissent pas théoriquement ce que doit être une race mais, à partir de chiens existants, relèvent leurs propriétés.Une race canine se définit comme un groupe de chiens qui, non seulement, ont des caractères identiques mais encore sont aptes à les transmettre au sein de plusieurs lignées successives.

Ces caractères sont de deux ordres : le phénotype est le plus facile à constater puisqu’il s’agit des caractères apparents du chien autrement dit de sa morphologie ; à l’inverse le génotype qui est l’ensemble des gênes du chien n’est pas visible. Un chien est dit de race pure non seulement lorsqu’il répond aux critères du standard mais aussi parce qu’il est issu d’ascendants de la même race, sans aucune trace de courants extérieurs ; à défaut, le chien est dénommé “bâtard”.

Pour conserver la pureté d’une race, il ne faut jamais introduire de courant étranger, c’est-à-dire faire naître des chiots issus de cette race et d’une autre. Il est vrai cependant que si une race perd l’un ou l’autre de ses caractères, la seule manière de le réintroduire est d’avoir recours à une autre race dont le caractère dominant est celui que l’on désire réimplanter dans cette race. De la même manière, il est admis qu’une race puisse évoluer, soit pour s’adapter à une nouvelle utilisation, soit pour répondre à une autre mode ; cette évolution ne peut se faire qu’en ayant aussi recours à un ou des courants de sangs étrangers à la race. Sous cette double réserve, ce n’est que de façon tout à fait exceptionnelle que l’on peut utiliser un sang extérieur à la race et à la condition que celui-ci soit aussi de race pure.

 

2 - MORPHOLOGIE DU CHIEN DE VENERIE

 

De bas en haut, le chien courant bien construit doit présenter les caractéristiques suivantes :

• le pied : c’est l’élément primordial. Il ne doit être ni trop long ni trop rond. Il est muni d’ongles et de doigts solides. L’éponge, qui constitue en quelque sorte la chaussure du chien, doit être assez large.

• la patte : elle doit être droite. Pour s’en assurer, il faut regarder le chien de face ou de derrière : les coudes ne doivent pas être en dehors, ni les jarrets écartés.

• la jambe doit être munie de solides tendons.

• les jarrets : ils doivent être un peu coudés, c’est un signe de vitesse et de fond. S’ils sont trop droits et en même temps étroits, le chien éprouve beaucoup de difficulté pour courir.

• les épaules : elles sont fortement attachées, plates et très obliques.

• l’arrière main : il est puissant et solidement établi.

• les reins : ils doivent être bien attachés, sans aucune dépression près de leur point d’intersection, c’està- dire à la dernière côte. Le chien dont le rein est trop arqué ne s’étendra jamais dans le même style que celui dont le rein est plat et un peu long : il galopera toujours en raccourci.

• la poitrine : elle doit être profonde, plus encore que large : si elle est trop large, la vitesse s’en ressent.

• le cou : il doit être solidement attaché à sa base, mince ensuite, et long.

• la tête : elle doit être portée en position horizontale, c’est ce qui permet aux poumons de fonctionner aisément ainsi le chien crie facilement et tient le train sans fatigue.

Dans les chenils, il faut éliminer de la reproduction tous les chiens mal construits aussi bons soientils à la chasse.

 

3 - CRITERES DE RACE

 

Actuellement les races de chiens courants les plus utilisées par les veneurs français pour chasser à courre sont les Français, les Anglo-Français (grands et petits) et les Poitevins. Pour ces derniers, il n’y a aucune distinction de couleur mais par contre le noir est exclu. Pour les deux premiers, on distingue trois couleurs : Blanc et Noir, Blanc et Orange et Tricolore. Bien que chacun de ces coloris ait unstandard particulier (cf. le manuel des standards publié par le Club du Chien d’Ordre), nous ne tiendrons pas compte dans cette fiche de cette distinction.

Pour juger un chien, il faut s’y prendre en deux temps : le corps puis la tête.

 

Le corps :

 

Il faut regarder les quatre  points suivants :

• la ligne du dessus et la ligne du dessous : elles sont parallèles au sol chez l’Anglo-Français ; chez le Français la ligne du dessous est légèrement relevée et chez le Poitevin la ligne du dessus est parallèle au sol, la ligne du dessous est relevée à l’arrière (on dit que le Poitevin est levretté).

la côte (chien vu de profil) :

Elle est ronde chez l’Anglo Français, légèrement arrondie chez le Français et plate chez le Poitevin.

la cuisse :

Elle est ronde et épaisse chez l’Anglo-Français, légèrement musclée chez le Français et plate chez le Poitevin.

• le cou :

Il est court, fort et musclé chez l’Anglo-Français, demi-long, demi-fort chez le Français et assez long, mince et bien dégagé chez le Poitevin.

 

La tête

 

• les oreilles :

Elles sont courtes, demi-rondes et plates chez l’Anglo-Français, longues, papillotées chez le Français et demi-longues et légèrement tournées chez le Poitevin.

• le stop :

Il est très marqué chez l’Anglo-Français, marqué chez le Français et quasi inexistant chez le Poitevin

• Le chanfrein :

Il est court et carré chez l’Anglo-Français, long et rectangulaire chez le Français, long et pointu chez le Poitevin (tête de brochet).

• Les babines :

Chez l’Anglo-Français et le Poitevin, la babine du dessus doit se superposer à celle du dessous, chez le Français, la babine du dessus doit déborder et recouvrir celle du dessous.

• Le crâne

Il est rond et bombé chez l’Anglo-Français, demi-rond et légèrement bombé chez le Français et le Poitevin.

La référence à ces critères très simples doit vous permettre de classer facilement vos chiens dans une race. Mais vous constaterez que la pratique ne correspond pas toujours à la théorie. Que faire notamment lorsqu’un chien dans son corps présente les critères de telle race et dans sa tête ceux d’une autre race ? Il faut alors privilégier les caractéristiques du corps sur celles de la tête. De toute façon, le phénotype de ce chien restera toujours mauvais dans l’une ou l’autre race.

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