Les loups du Clair de Lune

On n'apprivoise pas un loup: on tente de l'apprivoiser.
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Les loups du Clair de Lune






Le loup appartient à la famille des canidés, comme le chien dont il est l'ancêtre très lointain.
Sa taille varie entre 1 m et 1 m 40 et son pelage est gris, parfois beige ou brun pour certaines espèces.
Le loup est un animal nocturne qui vit en meute dirigée la plupart du temps par un mâle dominant.
Les loups communiquent entre eux par des hurlements et des grondements.
Le loup occupe les forêts et les zones semi-désertiques d'Europe du Nord mais on peut en trouver quelques-uns en Espagne ou en Italie dans les forêts de montagne. Il y en a également en Amérique du Nord et en Asie.
Une tanière est aménagée et occupée par chaque couple au moment de la reproduction (généralement entre janvier et mars) et les portées comptent trois à huit louveteaux.
Les loups sont carnivores, mais il leur arrive de manger des fruits blets. À l'automne, dans certaines régions, ils pêchent des saumons !











Loup, qui es-tu?


Aucun animal n’a été aussi méconnu, craint, et persécuté à travers l’histoire, que le loup.

Par ignorance, nous l’avons chassé autrefois. Nous avons utilisé les fusils, les pièges et le poison contre lui, pensant que nous chassions un tueur sanguinaire, représentant une grave menace pour nous-mêmes et pour nos cultures. Les artistes le dépeignirent comme une bête sauvage montrant les crocs. Les conteurs inventèrent des histoires de grand méchant loup. C’est seulement aujourd’hui que nous reconnaissons son importance dans le cycle de la vie. Il a un rôle bénéfique vis-à-vis des grands herbivores qu’il chasse. Nous découvrons que la nature a crée le loup de façon à ce qu’il court moins vite que la plupart des proies bien portantes ; ainsi il s’attaque essentiellement aux proies faibles et malades. Nous ignorions que le loup était capable, grâce à un système social complexe, de contrôler sa propre population et que pendant des centaines de milliers d’années, il est parvenu à maintenir un équilibre naturel avec ses proies.





Sommaire:


Description physique

Exigences écologiques

Dynamique des populations

Classification et évolution

Vie sociale

Techniques de prédation

Régime alimentaire


Mascotte du groupe



Bonus


Concours









Description physique




Morphologie générale :

 

Loup dresséLa morphologie des loups est très variable selon la région. Ils peuvent mesurer entre 90 et 150 cm de long (du bout du museau à la base de la queue) avec une queue de 30 à 50 cm, pour un poids de 20 à 80 kg pour les mâles et 16 à 50 kg pour les femelles et une hauteur au garrot de 50 à 80 cm.

En Israël, Canis lupus arabs pèse environ 17 kg alors que son cousin arctique d’Alaska peut atteindre les 80 kg.

Les mâles adultes sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles (c’est l’inverse pour les louveteaux de moins de 6 mois).

Pour la lignée italienne, les mâles pèsent en moyenne 35 kg et les femelles 30 kg pour une longueur (sans la queue) de 110 cm environ (queue de 35 cm). Au garrot, les loups italiens mesurent entre 65 et 70 cm. Les loups présents en France appartiennent tous à cette lignée.

 

 

Pelage :

La coloration du pelage est extrêmement variable selon la région, l’individu, l’âge, la saison… Cette variabilité est un cas unique dans la classe des Mammifères. Le pelage peut être blanc, noir, gris, roux, beige, fauve…

Description du pelage


Le pelage est composé de 3 types de poils différents, remplissant 3 fonctions distinctes :
- les poils laineux, ou poils de bourre, qui mesurent jusqu’à 6-7 cm, sont courts, fins et très flexibles. Leur forme ondulée leur permet de s’accrocher facilement entre eux procurant ainsi une isolation thermique très efficace ;
- les poils de couverture, ou poils de jarre, longs, gros et raides, apparents donnent la couleur générale au loup. Ils mesurent environ 13 cm, excepté sur la nuque et les omoplates où ils atteignent 17 cm, et forment l’encolure caractéristique des loups. Le long de la colonne vertébrale les poils sont érectiles et traduisent un état de colère ou de peur. La glande disposée à la base de chaque poil sécrète du sébum qui imperméabilise les poils ;
- les vibrisses qui sont des poils sensitifs tactiles situés sur le museau et les joues.

Comme beaucoup de caractères physiques du loup, la composition en poils dépend de la région climatique et de la saison. Ainsi les loups arctiques ont des poils de bourre très développés alors que les loups indiens n’en ont presque pas. Lorsque vient l’automne, le pelage s’épaissit pour préparer le froid de l’hiver.





Crâne et mâchoire :

 

Comme la plupart des canidés, la mâchoire du loup est composée de 42 dents (formule dentaire : 3/3 I, 1/1 C, 4/4 P, 2/3 M) bien adaptées à la prédation. Certaines sont même modifiées en carnassières (prémolaires P4 supérieures et molaires M1 inférieures) permettant au carnivore de broyer les os et de découper la chair des proies. Les canines acérées servent à la mise à mort de la proie (par pression violente des mâchoires) et les incisives à agripper et déchirer la peau (en tirant dessus) ainsi qu’à arracher la chair réduite ensuite en plus petits morceaux par les carnassières.

Détail de la mâchoire

La dentition adulte est en place dès 7 mois.

Schéma de la dentition

La musculature des mâchoires est extrêmement développée : le loup est capable de déplacer une proie de 2 à 3 fois son poids de corps en l’agrippant avec les incisives et les canines mais également de broyer les fémurs ou les crânes de certaines proies. La pression de la mâchoire est de 150 kg/cm².

Comparaison entre un crâne de loup et un crâne de chien

 




Colonne vertébrale :

 

La colonne vertébrale des loups est très souple grâce aux disques intervertébraux qui empêchent le frottement entre les vertèbres. Elle est composée de 5 types de vertèbres :
- 7 vertèbres cervicales qui présentent un prolongement dorsal (neurophyse) où se fixent les muscles du cou ;
- 13 vertèbres thoraciques portant 24 côtes rattachées au sternum par du cartilage (exceptées les 2 côtes flottantes) et présentant également une neurophyse où s’attachent les muscles des épaules ;
- 7 vertèbres lombaires présentant 2 excroissances latérales pour la fixation des muscles dorsaux ;
- 3 vertèbres sacrées soudées et prises entre les 2 os iliaques (l’ilion) du bassin ;
- les vertèbres caudales qui forment la queue.





Pattes et locomotion :

 

Le loup est un digitigrade (se déplace sur les doigts) et possède 5 doigts sur la patte antérieure (dont un ne touche pas le sol) et 4 sur la postérieure.

La patte avant compte 4 métacarpes (absents du 5ème doigt) et 14 phalanges. Les métacarpes se fixent sur le carpe (poignet) composé de 8 petits os. Puis, entre le poignet et le coude, se trouvent le radius et l’ulna, maintenus ensemble par des ligaments mais non soudés, l’avant-bras étant ainsi plus souple. Enfin vient l’humérus qui relie le coude et l’omoplate. 


Loup au galop 


La structure de la patte postérieure est la même : 4 doigts avec 12 phalanges et 4 métatarses imbriqués sur le tarse (cheville) composé de 8 petits os. Le tibia et la fibula entre la cheville et le genou sont également maintenus entre eux par des ligaments et le fémur se place entre le genou et la hanche.

Les pattes avant sont fixées à la ceinture scapulaire (omoplates + clavicules) et l’ensemble est rattaché au sternum, à la colonne vertébrale et aux côtes par des muscles. L’omoplate offre une grande surface, accrue par une crête médiane (l’acromion), permettant l’insertion de muscles puissants.

Les pattes postérieures sont reliées au bassin au niveau de la ceinture pelvienne. Cette dernière est composée de 2 os soudés côte à côte au niveau du pubis à l’avant et de l’ischion à l’arrière. Cette structure en forme d’anneau permet de laisser le passage à l’intestin jusqu’aux conduits urinaires et génitaux et aux nouveau-nés au moment de la parturition. Au niveau des vertèbres sacrées, le bassin est fixé à la colonne vertébrale par l’ilion.

La structure de ses membres donne au loup sa démarche particulière : pendant ses déplacements, il déporte ses pattes vers le centre, les 2 pattes avant se posant presque sur la même ligne, formant une voie rectiligne (bien visible dans la neige). Il peut adopter 4 allures différentes (pas, trot, course et galop), toutes très souples. Au pas, les empreintes des 4 pattes sont facilement distinguables alors qu’au trot le pied postérieur se pose exactement sur la trace du pied antérieur (sauf pour la louve pleine et les jeunes). Dans la neige, afin de limiter la dépense énergétique, les meutes se déplacent en file indienne en marchant chacun dans les traces du premier individu. Il est de ce fait très difficile de les dénombrer par l’observation d’une trace.

Schéma des empreintes aux différentes allures


La trajectoire tracée par le loup est, contrairement à celle d’un chien, généralement la plus droite possible. De plus, les meutes utilisent préférentiellement des espaces dégagés, où la locomotion est facilitée et moins dangereuse (chemins, bordures de lacs ou de cours d’eau…) même si la distance parcourue est allongée.

Le trot est l’allure la plus fréquemment utilisée car elle offre le meilleur compromis dépense énergétique/distance parcourue. Il est capable de parcourir de grandes distances au trot (jusqu’à 60 km en une seule nuit) comme au galop (3 km à une vitesse de 40 à 45 km/h).

La largeur importante de l’extrémité de ses pattes lui confère une grande portance, avec une pression exercée au sol de 90 à 120 g/cm², contre 350 à 1250 g/cm² pour les ongulés. Le loup se déplace ainsi relativement facilement dans la neige en s’enfonçant moins. Ceci explique notamment ses facilités à chasser le mouflon, dont la pression au sol, comprise entre 750 et 1250 g/cm², et la longueur des pattes inférieure à celle des chamois et bouquetin (10 à 25 cm plus grands au garrot), le rend particulièrement mal adapté aux terrains enneigés.

L’empreinte est difficilement reconnaissable de celle d’un chien, bien que généralement plus étroite et plus allongée. La longueur du pas varie avec la vitesse de déplacement. Au pas, elle est de 90 à 130 cm.


Dimensions de l'empreinte et de la piste au pas

 




Les sens et organes sensitifs :

 

Les sens du loup sont bien développés, souvent davantage que ceux de l’homme.

Le goût est certainement le moins étudié de tous. Les conclusions obtenues l’ont été par des études sur le chien. Ce dernier a 5 fois moins de papilles gustatives que l’homme et les plus abondantes répondent au sucré.

L’ouïe n’est pas très étudiée non plus. Elle est pourtant très importante pour le loup notamment pour la communication à longue distance entre les meutes et entre les individus d’une même meute. Il semblerait qu’à 60 dB, l’oreille du loup serait sensible aux sons émis entre 67 Hz et 41 kHz. Si les conditions sont bonnes, un loup peut entendre un congénère hurler jusqu’à 6 à 10 km de distance et isoler la voix d’un loup particulier dans un chœur. Ces facultés auditives performantes sont possibles grâce à la structure du pavillon de l’oreille qui concentre les sons vers le conduit auditif. De plus la mobilité des pavillons permet d’amplifier les sons faibles sans avoir à tourner la tête dans leur direction.

SensLa vue est un sens très important pour le loup car il intervient dans la communication (basée sur des mimiques et des postures) et dans la chasse (localiser et suivre une proie en gardant un contact visuel avec ses congénères). La composition de la rétine du loup est différente de celle de l’homme : le loup possède moins de cônes qui sont, en plus, moins sensibles. Le loup est donc moins sensible aux couleurs. Par contre, la présence d’un tapetum lucidum (cellules situées derrière la rétine ayant le pouvoir de réfléchir une faible luminosité) lui permet de voir dans des conditions de lumière réduite (aube et crépuscule). Cette caractéristique est une adaptation à sa période de chasse. Cependant l’œil du loup n’est pas adapté à une vision nocturne complète car le tapetum n’est pas assez développé, les yeux pas assez larges et les pupilles trop petites. À l’inverse des primates le loup n’a pas de fovéa (dépression au centre de la rétine où la vision atteint la plus grande netteté) ce qui rend son acuité visuelle plus large : le loup voit plusieurs détails à la fois sans pour autant focaliser son regard sur un objet en particulier. Cela lui est très utile pendant la chasse car il peut garder un contact visuel avec les autres membres de la meute tout en suivant la proie, d’autant plus que son champ de vision est également plus large que celui de l’homme (250° contre 180°). La position de ses orbites lui permet toutefois de conserver une bonne vision binoculaire, indispensable pour juger les distances, analyser la profondeur de champ et voir en 3 dimensions.

Comme le chien, le loup possède un odorat beaucoup plus développé que celui de l’homme. Il est fondamental car il remplit plusieurs fonctions :
- fonction sociale de reconnaissance des individus (chaque individu possède sa propre odeur) ;
- fonction de reconnaissance des territoire ;
- fonction de chasse pour repérer les proies ;
- fonction de défense (il peut repérer et éviter l’homme) ;
- fonction d’orientation (il peut se diriger et retrouver son chemin grâce aux odeurs).

Cette capacité olfactive est due à l’anatomie de la truffe du loup qui possède une très grande surface de récepteurs olfactifs grâce à l’allongement du chanfrein (région portée par les os naseaux) et aux replis de la muqueuse des fosses nasales (appelés volutes ethmoïdales).


Grâce à ces caractéristiques, le loup a un odorat 100 à 10.000 fois plus sensible que celui de l’homme et ces capacités sont maximales lorsque le sol est plus chaud que l’air (le soir) et par temps humide.Par temps sec, les muqueuses se dessèchent, faisant diminuer les performances olfactives. C’est pour cette raison que le loup chasse préférentiellement le soir et/ou par temps de brouillard ou de pluie.





Physiologie :

 

Le système digestif du loup, bien que semblable à celui de l’homme, est adapté au régime carnivore avec sa faible longueur et le gros volume de ses glandes annexes. L’estomac est volumineux et la durée du transit est de 24 à 36h (dépend de la nourriture ingérée). Le loup ingurgite de l’herbe (qu’il ne digère pas) pour faciliter son transit.

Les deux glandes anales déposent une pellicule odorante sur les excréments utilisée pour le marquage du territoire.

Le cœur d’un loup bat au rythme moyen de 90 pulsations par minute au repos. Il peut monter à 200 en effort intense. La fréquence respiratoire au repos est comprise entre 15 et 20 respirations par minute et monte à 100 pendant l’halètement. En effet comme le loup n’a pas de glande sudoripare pour réguler sa température interne, il halète ce qui provoque une évaporation de la salive dans la gueule, rafraîchissant ainsi sa bouche et le sang qui y circule.

Le rein permet d’assurer l’équilibre physiologique du corps en débarrassant le sang de ses toxines. La vessie peut se détendre afin de stocker une quantité d’urine suffisante pour le marquage du territoire.

Les loups atteignent la maturité sexuelle vers 22 mois.

Les louveteaux pèsent 300 à 500 g à la naissance et sont sourds et aveugles. Ils commencent à ouvrir leurs yeux (de couleur bleue pendant les premières semaines) entre 8 et 12 jours. Les oreilles d’abord pendantes se redressent vers 3 semaines. L’allaitement dure 4 à 6 semaines et, une fois le sevrage atteint, les louveteaux sont nourris de viande régurgitée par les adultes de la meute. Ils atteignent leur poids adulte à l’automne et peuvent rester au sein de la meute de 1 à 3 ans, voire plus. Le taux de survie des louveteaux est très fortement dépendant de l’abondance des proies.





Différences entre chiens et loups :

 

Il est quelquefois peu commode de distinguer un chien-loup d’un loup selon les conditions d’observations. Et pourtant, le chien-loup est bien un chien tel que le Chien-loup tchèque et le Sarloos, tous deux issus à l’origine de l’hybridation entre un loup (canis lupus) et un chien (canis familiaris). Ces 2 races de chien-loup domestiques sont les seules reconnues par la fédération cynologique internationale. Plusieurs caractéristiques morphologiques majeures permettent de les différencier :

- La présence d’un liseré noir sur les pattes avant est permanente chez tous les loups de la lignée italienne. Chez le chien, elle est souvent moins marquée, voire absente.
- Le masque labial blanc chez le loup est peu étendu autour de la gueule alors que chez le chien, il est étendu et "très" tranché descendant jusqu’à la gorge.
- Le contraste de couleurs (blanc-gris-roux) est bien moins marqué chez le loup (pelage chamarré) que chez le chien.
- La forme et la taille des oreilles plutôt courtes et arrondies chez le loup , et longues et pointues chez le chien.
- La queue est plutôt courte chez le loup, et plutôt longue et épaisse chez le chien.
- Présence d’un pont de chair entre les pelotes antérieures de la patte avant chez le loup, généralement absentes chez le chien.














Exigences écologiques



Le loup est une espèce capable de vivre dans des biotopes très variés : zones céréalières et plantations de pins en Espagne, plantations d’Eucalyptus au Portugal, plateau semi-aride du Golan en Israël/Syrie, désert du Sinaï en Égypte, zones arctiques de Sibérie, grandes forêts de Pologne...

Forêt de montagneIl peut adapter sa stratégie d’occupation du territoire à la pression humaine en évitant de préférence les zones anthropisées.

La superficie forestière reste un facteur essentiel à la présence du loup, lui offrant un lieu de refuge pendant la journée ainsi que des sites de mise-bas. La forêt abrite également souvent le gibier nécessaire à la survie de la meute.

Au milieu du XIXème siècle, il peuplait l’ensemble de l’Europe et tous les milieux étaient occupés (plaines, montagnes, vallées, forêts...). En France les loups étaient surtout présents dans les forêts des étages collinéens et montagnards (entre 500 et 1500 m d’altitude). Les campagnes d’abattages ont peu à peu repoussé le loup vers des zones refuges encore moins habitées, surtout en altitude.

Aujourd’hui les populations se concentrent essentiellement en montagne : Monts Cantabriques (Espagne), Apennins (Italie), Alpes... Mais l’enneigement important en hiver les pousse souvent à descendre en altitude, parfois jusqu’en plaine. Le développement des populations notamment en France pourrait entraîner dans les prochaines années une colonisation progressive des zones plus basses en altitude, à condition que les pressions anthropiques ne soient pas trop importantes.

Paysage de montagne

 
La présence de troupeaux domestiques sur les alpages pendant une partie de l’année est un facteur supplémentaire au développement de la population lupine : le report de prédation sur la faune domestique ménage les densités de faune sauvage, facteur limitant pendant l’hiver.

 









Dynamique des populations


Les densités de populations de loups sont généralement faibles, de l’ordre de 4 à 5 individus pour 300 km². Les plus fortes densités observées sont de l’ordre d’un loup pour 12 km². Le plafonnement de la densité est directement lié à l’abondance des proies.

L’accroissement naturel annuel varie selon l’état de la population :
- en phase de colonisation, l’espace disponible est important et la compétition entre les meutes relativement faible ce qui peut permettre un taux d’accroissement élevé, de 15 à 46% ;
- lorsque l’espace est bien occupé par les différentes meutes, le taux d’accroissement est plus faible, entre 10 et 15% ;
- lorsque la population occupe tout l’espace, la compétition entre les meutes est importante et fait chuter le taux d’accroissement entre 0 et 5%.

La limitation du taux d’accroissement est essentiellement causée par la très forte territorialité de l’espèce : chaque meute possède un territoire exclusif donc lorsque tout l’espace est occupé, il n’y a plus de place pour de nouvelles meutes.

La mortalité des loups peut être due à de nombreux facteurs : la malnutrition, qui entraîne la mort d’environ 50% des louveteaux (avec une très forte variabilité locale et annuelle, de 12 à 80 %), les querelles entre meutes et/ou individus et diverses maladies, certaines transmises par les chiens (maladie de Carré, parvovirose, leptospirose, hépatite de Rubarth, gale sarcoptique, échinococcose...). Par ailleurs, de nombreux cas de mortalité relevés sont d'origine anthropique : chasse, braconnage, piégeage, empoisonnement, accidents.

La dispersion chez les loups est très importante car ils sont susceptibles de migrer sur plusieurs centaines de kilomètres avant de s’établir sur un nouveau territoire.

La dispersion peut être due à : un changement physiologique (rut, compétition pour la reproduction), des agressions (dominance), une pression sociale (seuls les dominants se reproduisent) ou des restrictions alimentaires. Elle est essentiellement corrélée à la densité de loups et à la disponibilité en nourriture.

loup de dosIl y a 3 périodes préférentielles de dispersion dans l’année :
- l’hiver (de janvier à mars) : elle est due à la compétition pour la reproduction ;
- le printemps (avril à juin) : elle est due à la mise bas qui entraîne des bouleversements sociaux ;
- l’automne (octobre à novembre) : elle est due à la migration des jeunes.

La période d’élevage des jeunes est défavorable à la dispersion car les meutes sont cantonnées et concentrées sur cette activité.

Un quart à un tiers des individus sont susceptibles de disperser. La majorité sont des jeunes de moins de 2 ans mais des adultes de plus 4 ans migrent également.

La dispersion est plutôt le fait d’individus solitaires que de couples et dure entre une semaine et un an, les mâles prenant plus de temps pour s’installer que les femelles.













Classification et évolution



Classification :

 

Règne : Animal

Embranchement : Vertébrés

Classe : Mammifères

Ordre : Carnivores

Famille : Canidés

Genre : Canis

Espèce : lupus

 

 

L’histoire familiale :

 

Le loup (Canis lupus, Linné 1758) est un Carnivore de la famille des Canidés, du genre Canis. Comme tous les carnivores actuels, il descend des Miacidés, apparus voilà 60 à 55 millions d’années. Leptocyon shermanensis (ou Canis davisii) serait le premier Canidé apparu à la fin du Miocène et le plus ancien Canis d’Europe (retrouvé en Espagne) remonte à 7 millions d’années. Il est à l’origine de la lignée des chacals ; le premier loup, Canis etruscus, ne fait son apparition qu’au début du Pléistocène (-900.000 à -600.000 ans) et il sera remplacé par Canis lupus mosbachensis au Pléistocène inférieur. Les alternances de périodes glacières et tempérées du Pléistocène ont permis la migration d’un très grand nombre d’herbivores, suivis de leurs prédateurs : c’est ainsi que les « loups » ont colonisé l’Amérique du Nord, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe. Canis lupus a alors rejoint son cousin charognard Canis dirus en Amérique du Nord où ils ont cohabité jusqu’à la disparition de dirus suite à des changements climatiques. C’est ainsi que le loup gris est devenu le plus grand Canidé d’Amérique du Nord et a pu adapter sa morphologie à la grande diversité d’habitats

.- Échelle évolutive de Canis lupus :

Echelle évolutive du loup

 

 

Une famille vaste :

 

Le loup fut classé dans la famille des Canidés par Linné en 1758. Selon les auteurs cette dernière serait composée de 13 ou 14 genres, dont Canis, et une quarantaine d’espèces. Toutes les espèces de cette famille possèdent des caractères morphologiques et comportementaux communs : animaux terrestres mettant bas dans des cavités naturelles ou artificielles, qui communiquent par des mimiques faciales et des postures du corps. Ils sont digitigrades avec 5 doigts aux pattes antérieures et 4 aux postérieures ; leurs griffes ne sont pas rétractiles. Ils ont 42 dents (3 espèces font exception). Des prémolaires et molaires sont modifiées en « carnassières ». La reproduction n’a lieu qu’une fois par an (sauf pour les chiens dont la femelle a ses chaleurs 2 fois dans l’année).

Les espèces du genre Canis sont génétiquement très proches les unes des autres puisque leurs séquences d’ADN sont identiques à 94 à 96%. Certaines possèdent 78 chromosomes et sont interfécondes et leur descendance est parfois fertile. C’est notamment le cas entre le loup (Canis lupus) et le coyote (Canis latrans) ; on peut alors se poser la question de la réelle spéciation entre les deux : la définition commune d’une espèce (groupe d’individus réellement ou potentiellement interféconds avec une descendance fertile) tendrait à les regrouper en une seule et même espèce. Cette définition générale présente toutefois quelques exceptions : lorsque deux espèces n’ont divergé que très récemment, les processus évolutifs de distinction génétique en cours n’ont pas encore abouti à une différenciation suffisante pour un isolement reproductif génétique. Dans le cas présent il faut donc prendre en compte la dynamique évolutive pour définir l’espèce et intégrer d’autres critères discriminatoires comme la morphologie, le comportement ou la physiologie (cycles sexuels et hormonaux décalés) : l’isolement reproductif est alors plutôt d’origine géographique et temporelle que génétique.

L’existence d’une seconde espèce de loup aux États-Unis, au sud-est du pays, le loup rouge (Canis rufus), est assez largement admise dans la communauté scientifique. Cependant certaines études génétiques récentes avancent que le loup rouge ne serait pas une espèce à proprement parler, mais un croisement naturel entre le loup gris (Canis lupus) et le coyote (Canis latrans). Ces conclusions sont controversées notamment par des études craniométriques qui confortent l’hypothèse d’espèces distinctes.

Autres espèces du genre Canis

 
Le chien et le loup sont en revanche génétiquement si proches que la plupart des auteurs suggèrent qu’ils ne forment qu’une seule et même espèce, le chien n’étant qu’une sous-espèce de loup (Canis lupus familiaris).

Il existe plusieurs sous-espèces de loup, dont le nombre varie selon les auteurs et l’état des connaissances : signatus (Espagne), italicus (Italie, France), pallipes (Inde), arctos (Arctique), occidentalis (Alaska), nubilus (Minnesota), baileyi (Mexique, Californie)… Elles se sont probablement différenciées au Pléistocène suite aux isolations géographiques provoquées par les glaciations. Rien qu’en Amérique du Nord, 24 sous-espèces étaient décrites avant d’être regroupées en 5 sous-espèces seulement suite à des travaux récents de génétique.

3 sous-espèces de loups nord américains

 
En Eurasie, les travaux conduits depuis le début du 20ème siècle ont dénombré successivement 8, puis 12, puis 15 sous-espèces. Ces estimations ont été revues à la baisse par les études les plus récentes avec notamment pour l’Europe le regroupement de Canis lupus signatus et Canis lupus italicus. La différenciation génétique de ces deux sous-populations est toutefois aisée et intéressante pour l’étude de leur dispersion. Nous utiliserons par la suite les terminologies de "lignée espagnole" et "lignée italienne" (seule présente en France).

Les différences entre les diverses sous-espèces restent encore sujettes à discussion et les études actuelles continuent d’apporter de nouvelles propositions de classification.

- Les différentes sous-espèces de Canis lupus et les autres espèces du genre Canis et leur répartition géographique :

Les sous-espèces de loup
















Vie sociale





Territorialité :

 

Le loup est une espèce éminemment sociale vivant en meute sur de vastes domaines couvrant l’ensemble de leurs besoins. Ces domaines sont composés de plusieurs entités occupant des fonctions différentes :
- l’espace vital, très vaste et non défendu sur lequel la meute peut trouver la nourriture dont elle a besoin ;
- le territoire, zone plus restreinte mais strictement défendue contre les autres meutes ou individus étrangers. Sont assurées sur son périmètre les fonctions de reproduction, protection, repos, alimentation… Sa superficie varie selon la latitude et l’abondance des proies : moins il y a de ressources alimentaires, plus il est grand. Pour les loups de lignée italienne, il est de l’ordre de 150 à 250 km². Son utilisation n’est pas uniforme tout au long de l’année : pendant l’élevage des jeunes, la meute est plutôt sédentarisée autour de la tanière et des sites de rendez-vous, alors que pendant le rut elle est plus mobile. L’occupation du territoire dépend également des mouvements saisonniers des proies ;
- la tanière est un lieu indispensable pour la reproduction car c’est là que la femelle va mettre bas et élever les jeunes pendant leurs premières semaines. Elle est en général orientée au sud, dans un sol bien drainé et sur une pente modérée. La tanière peut-être une cavité creusée par le loup lui-même, une tanière de renard ou de blaireau agrandie, une grotte, une cavité sous une souche ou un rocher, dans un taillis très dense… et doit être située à proximité d’un point d’eau. Le territoire possède au moins une tanière qui sera utilisée plusieurs années de suite. Les perturbations humaines peuvent être la cause de l’abandon d’une tanière ;

Trois tanières différentes

 
- le site de rendez-vous est l’endroit où la meute se repose et se réunit pendant l’été et le début de l’automne (pendant l’élevage des louveteaux). Quand les jeunes ont 6 à 10 semaines, la meute quitte la tanière pour ce site. Les louveteaux, parfois accompagnés d’un adulte, y attendent les autres membres de la meute partis à la chasse. Un territoire possède plusieurs sites de rendez-vous qui sont utilisés successivement (entre 10 jours et 2 mois par site) jusqu’à ce que les jeunes soient capables de suivre les adultes. Les sites de rendez-vous ont une superficie assez restreinte (< 1ha) et sont en zone ouverte et proches d’un point d’eau.

Au-delà de la disponibilité alimentaire, il y a deux limites principales à l’installation d’une nouvelle meute sur un territoire. La première est sociale : dans un secteur où les meutes sont proches il est très difficile pour de nouveaux individus de trouver un espace libre où s’installer. C’est maintenant le cas dans une bonne partie des Alpes françaises, ce qui renforce le phénomène de colonisation d’autres massifs.

La seconde est anthropique : elle est liée à l’occupation du territoire et à la densité des infrastructures. Une étude américaine a montré qu’au-delà de 0,58 km de route par km², l’installation des loups est très compromise, même si certains loups s’établissent à proximité de grands axes routiers qui servent alors de frontières territoriales.

Il est rare que les territoires des meutes soient contigus : on observe souvent une "zone tampon" non fréquentée par les loups entre deux meutes.

 

 

Socialité :

 

Comportement agnostiqueLe loup vit donc en meute de taille variable en fonction de la densité de proies (de 2 à 15 individus, selon les régions). En France elles dépassent rarement 5 à 8 individus. Le groupe est régi par une hiérarchie très stricte : un couple dominant (couple alpha), suivi d’un mâle bêta, puis des subordonnés. Les jeunes de l’année échappent jusqu’à 6 mois aux contraintes hiérarchiques. Il existe parfois un individu oméga vivant en marge qui subit de nombreuses agressions : c’est le "souffre-douleur" de la meute.

Le rang social de chacun est probablement dû aux différences de tempérament (facteur génétique ?) qui sont visibles dès l’âge de 3 à 4 semaines sans pour autant prédire avec certitude l’avenir social d’un individu. Les liens sont très forts au sein de la meute car les membres sont souvent apparentés.

Les activités vitales comme la chasse, les déplacements, la défense du territoire et la reproduction sont dirigées par le couple alpha. Cette hiérarchie a une grande influence pour l’accès à la nourriture, particulièrement lorsqu’elle se fait rare.

La reproduction est réservée au couple alpha (et parfois au mâle bêta) : il est le seul à s’accoupler et produire des louveteaux afin de limiter les besoins énergétiques de la meute tout en assurant son avenir. Pour empêcher les autres femelles de se reproduire, la femelle alpha devient très agressive et effectue ainsi une véritable castration psychologique des autres femelles dont l'oestrus est alors bloqué.
Louveteau
Lorsque la femelle met bas, elle produit une hormone qui stimule son comportement maternel mais également celui des autres femelles, facilitant ainsi l’intégration des louveteaux. Tous les membres s’occupent alors des jeunes : alimentation par régurgitation de viande, jeux, apprentissage…

Au moment du rut la hiérarchie peut être remise en question, notamment pour le mâle alpha qui garde la domination entre 1 et 8 ans en général.



 

Mimiques facialesCommunication :

 

La vie en société demande aux loups une communication élaborée. Elle est basée sur des expressions faciales et des postures corporelles, sur le regard, sur des vocalisations et sur des messages olfactifs.

Les mimiques faciales et le langage corporel du loup ont été étudiés dès 1940 et synthétisés dans un "éthogramme" qui compte 190 comportements regroupés en 11 catégories : les comportements agnostiques (agression + soumission), de soins, de nutrition, d’accueil, de locomotion, de marquage, de jeux, de prédation et de chasse, de repos, de reproduction et de vocalisations.
Les postures de communication

À ces mimiques et postures s’ajoutent le regard qui a une grande signification pour les relations entre individus. Par exemple, fixer un loup dans les yeux signifie la défiance.

Différents types de sons peuvent être émis par les loups pour communiquer. Le plus connu est le hurlement. À un mois les louveteaux commencent à japper en groupe ; le hurlement à proprement parler est maîtrisé vers 4 ou 5 mois.

Les causes de hurlement sont diverses : Loup hurlant allongé
- absence ou séparation des membres de la meute ou de la portée ;
- rassemblement des membres séparés ;
- recherche de partenaire pour les loups solitaires ;
- inquiétude (hurlement + aboiements), près de la tanière ;
- défense des louveteaux ;
- cérémonie de salut ;
- excitation ;
- marquage du territoire ;
- défense d’une proie.

Leur fréquence augmente pendant l’élevage des louveteaux afin d’éviter les rencontres et conflits avec d’autres meutes/individus.

En général le premier loup à répondre à un hurlement est le mâle alpha suivi ensuite d’un chœur des autres membres de la meute. Seuls les louveteaux de l’année sont susceptibles de hurler avant le dominant.

L’aboiement est utilisé en général pour signaler à un individu qu’il est près d’une tanière et des louveteaux. C’est un signal d’alarme que le loup produit souvent lorsqu’il est surpris.

Le troisième moyen de communication est olfactif. Plusieurs méthodes sont employées par le loup pour délimiter son territoire olfactivement.

Le marquage urinaire par miction avec la patte levée est surtout pratiqué par le couple alpha sur des objets en évidence. Il est plus intense près des frontières du territoire qu’en son centre. Il est aussi utilisé en période de rut pour courtiser ou marquer la dominance. La composition chimique de l’urine de marquage varie suivant la saison, en fonction du cycle sexuel et des différents taux d’hormones.

Les excréments sont également utilisés comme marqueurs olfactifs : les glandes anales recouvrent les crottes d’une substance odorante, caractéristique de chaque individu. Ce marquage peut aussi être utilisé comme simple moyen de communication au sein de la meute et effectué sans production d’excréments, par frottement de l’arrière-train au sol.

D’autres glandes excrétant des produits odorants sont présentes au niveau des coussinets et permettent un marquage par grattage du sol.

























Techniques de prédation


Comme tous les prédateurs, le loup développe des techniques de chasse pour subvenir à ses besoins alimentaires. Les comportements prédatoires sont innés et apparaissent très tôt chez les louveteaux (dès 21 jours) : le mouvement d’une proie déclenche l’orientation, l’approche et l’attaque. Mais l’expérience et l’apprentissage auprès des adultes restent indispensables.

L’apprentissage se fait surtout par observation des adultes et est facilité par la vie en meute. Le jeu est primordial : les louveteaux s’attrapent et se mordent naturellement au museau, à la gorge, à l’épaule… zones qui seront les cibles principales des morsures sur les proies.

La première étape lors de la chasse est le repérage de la proie. Il est effectué à l'odeur (le plus fréquent), par surprise (proie trouvée par hasard) ou par suivi des traces de la proie. Lorsqu’elle est localisée, le loup tente de s’en approcher au plus près sans se faire repérer. Il se déplace furtivement, tous les sens en alerte, les oreilles et le museau pointés en avant, pattes fléchies et corps proche du sol, à contre-vent.
Loup approchant un chamois
Une fois que le loup est repéré, il y a confrontation proie/prédateur et la proie peut réagir de 3 façons différentes :
- elle fait front : ce cas est assez rare (proies de grande taille) mais efficace car le loup stoppe rapidement son attaque en général ;
- elle fuit : cas le plus fréquent et cette réaction déclenche immédiatement la poursuite ;
- elle reste immobile : l’immobilité de la proie semble avoir un effet inhibiteur du comportement de chasse du loup.

Si la proie fuit, le loup se lance immédiatement dans la poursuite. Le démarrage est crucial (phase "d’approche précipitée") : si la proie réussit à distancer rapidement le loup, il a peu de chances de la rattraper alors que s’il arrive à se rapprocher d’elle, il sera en mesure d’attaquer.

La poursuite s’effectue ensuite sur plusieurs centaines de mètres. Si les loups sont distancés, ils abandonnent rapidement. Les poursuites sont généralement rapides et de courte distance. Dès que le loup abandonne, la proie s’arrête pour l’observer afin d’économiser ses forces en cas de besoin d’une nouvelle fuite si une nouvelle attaque est lancée.

Le loup chassant en fuite, les attaques se font plutôt sur l’arrière-train. Pour les grosses proies comme l’élan ou le bison, la chasse présentant des risques importants, les loups peuvent blesser l’animal puis l’attaquer de nouveau lorsqu’il est affaibli.

La mise à mort est l’étape suivante. Elle est généralement rapide pour les petites proies. Le loup court à côté de la proie et lui inflige des morsures à la gorge ou à la nuque. La morsure violente provoque dans certains cas un arrêt cardiaque (un choc violent peut perturber le rythme cardiaque) ou brise la trachée ou la nuque.
 
Pour les proies plus grosses comme le cerf ou le sanglier adulte, plus dangereuses, les loups les déséquilibrent en s’agrippant à différentes parties du corps ou en les harcelant jusqu’à épuisement. Une fois l’animal à terre, la mise à mort est rapide. Dans certains cas, un individu s’agrippe au museau de la proie : des études sur les rats ont montré que lors d’une telle prise le cerveau sécrète une substance qui calme l’animal.

Les stratégies de chasse des loups varient en fonction des proies prédatées, du climat, de la topographie… Certains loups sont même capables d’utiliser des éléments de leur environnement en conduisant les proies vers des clôtures, des barres rocheuses, des rivières…

Bien que les loups ne chassent en général que le nombre de proies qui leur est nécessaire pour survivre, il est possible d’observer dans certaines conditions un phénomène de surchasse appelé "surplus killing" ou "over-killing". C’est notamment le cas des hivers très enneigés pendant lesquels les ongulés ont du mal à s’échapper, leurs pattes s’enfonçant dans la neige. La majorité des cas de surplus killing sont cependant observés sur des troupeaux domestiques. Ils s’expliquent par le comportement de chasse inné du loup qui tue chaque fois que c’est possible, son taux de réussite étant très faible, de l’ordre de 10 à 15%. Lorsqu’il se met en chasse, il en résulte toute une série de comportements jusqu’à la mise à mort. Une fois que la proie est tuée et que le mouvement cesse autour de lui, le loup commence à la manger et le comportement de chasse s’arrête. Les troupeaux domestiques, contrairement à la plupart des espèces sauvages, se regroupent pour fuir en cas d’attaque au lieu de se disperser. Alors que la harde de cerfs s’éclate lors de l’attaque, les moutons fuient ensemble dans un mouvement de panique ; il y a donc continuité de mouvement et le comportement prédatoire du loup peut continuer à être stimulé. Ce phénomène peut aussi s’observer sur des proies sauvages grégaires comme le renne ou le caribou. On observe le même type de comportement lorsqu’un renard entre dans un poulailler.

En montagne, ces pertes peuvent encore être aggravées par la topographie escarpée qui est alors un facteur d’augmentation du nombre de victimes pendant une attaque. De plus, il peut arriver qu’une meute revienne se nourrir sur la même carcasse. Si les loups sont dérangés pendant la consommation de la proie ou si la carcasse est manipulée ou déplacée, ils ne reviendront pas et devront attaquer à nouveau pour manger.

Dans certains cas un loup ou une meute peut se spécialiser sur une proie. Cette spécialisation est liée à plusieurs facteurs : le nombre d’individus de la meute, le chevauchement des habitats respectifs proie/prédateur, l’abondance et l’accessibilité des proies, la probabilité de rencontres avec la proie, la densité ou la biomasse relative d’une proie potentielle, la probabilité de succès de la chasse, le risque de blessure, la profitabilité de la proie, les conditions environnementales.

 

Facteurs de réussite de la chasse :

 

Pour maximiser sa réussite à la chasse le loup sélectionne les proies les plus faciles à attraper (individus jeunes, vieux, malades ou blessés) et les moins dangereuses. En l’absence de chiens de protection, les proies domestiques peuvent être une solution de facilité.

Le loup prélèvera plus facilement des espèces dont les capacités de défense et de fuite sont limitées comme le mouflon dans la neige.

Le nombre d’individus de la meute influe directement sur la réussite de la chasse : plus il est important, meilleur est le taux de réussite. Toutefois la relation n’est pas linéaire et les jeunes de moins de 2 ans, inexpérimentés, ne contribuent que de façon marginale, la coopération réelle pendant la chasse (relais pendant la poursuite, embuscade...) étant très rare. L’efficacité ramenée au nombre de loups semble optimale dans le cas d’un couple expérimenté.

BrouillardL’entraînement des jeunes à l’automne est en revanche la cause d’une augmentation des dégâts sur les troupeaux, notamment des blessés.

La réussite dépend de divers facteurs comme le climat, la taille de la meute et les activités humaines. Un enneigement important est en général favorable au loup car il s'enfonce moins que ses proies dans la neige. De plus, la présence de neige diminue les possibilités d’accès à la nourriture pour les herbivores ce qui se répercute sur leur capacité de fuite. Les années à fort enneigement, la sous-nutrition des femelles gravides peut avoir des conséquences sur la vulnérabilité des générations suivantes. En effet, ses descendants risquent d’être plus faibles et chétifs et donc plus vulnérables à la prédation par le loup. À l’inverse un hiver doux favorise le développement d’individus plus robustes que la normale et susceptibles d’échapper plus facilement au loup.

 

 

Profitabilité de la chasse :

 

Pour un loup, la profitabilité est le rapport entre les apports énergétiques nets de la chasse (consommation - énergie dépensée à la capture) et l’apport énergétique maximal potentiel par consommation totale des proies.

Des études semblent montrer que la profitabilité maximale est atteinte par les loups vivant et chassant en couple. En effet, c’est dans cette configuration sociale que les individus peuvent consommer la plus grande quantité de viande :
- les loups solitaires ne peuvent pas facilement chasser des proies aussi grosses que les couples et n’ont donc pas souvent accès à de grosses quantités en une fois. Lorsqu’ils y parviennent, c’est au prix d’efforts très importants.
- les meutes plus importantes sont susceptibles de chasser de grandes proies (cerfs mâles adultes par exemple) mais la quantité de viande ingérée par individu est inférieure à celle consommée par les deux membres du couple. D’autre part, le taux de réussite des épisodes de chasse n’est pas suffisamment augmenté en fonction du nombre d’individus de la meute pour compenser la baisse des apports par une baisse des dépenses énergétiques nécessaires à la capture de la proie.

La profitabilité d’une proie sera donc plus grande pour un couple que pour une meute (et que pour un individu solitaire) car la dépense énergétique pour la réalisation de la chasse sera plus faible pour une même quantité de viande consommée.

 

 

Corrélation entre la taille de la meute et le nombre de proies consommées ?

 

Les deux précédents paragraphes montrent que le nombre de proies prélevées n’est pas directement proportionnel au nombre de loups présents dans une meute. Ceci est encore plus vrai lorsque l’on considère la prédation sur la faune domestique, un loup solitaire ayant plus de mal à chasser des proies sauvages de grande taille.

Compte tenu de la profitabilité maximale d’une proie pour un couple, le nombre de proies prédatées devrait être minimal en présence de deux loups. L’efficacité de la chasse et la consommation de la proie étant renforcées pour chaque loup supplémentaire de la meute, la relation entre le nombre de loups au sein d’une meute et le nombre de proies prélevées n’est pas linéaire.

 

 

Interactions avec les autres prédateurs :

 

Il est difficile de connaître l’effet du loup sur les populations des autres carnivores car les études sont rares. Les autres espèces que le loup côtoie sont nombreuses et de taille variable. Les interactions qui se déroulent lors de leurs rencontres sont variables : agression directe ou compétition pour les proies.

Avec les grands carnivores les interactions sont plutôt de type compétitif. En Amérique du Nord, les études montrent que face à un ours brun, le loup perd en général la proie ou la carcasse qu’il est en train de consommer. En revanche si l’interaction a lieu à proximité de la tanière des loups, ces derniers sont beaucoup plus agressifs et arrivent à mettre l’ours en fuite.

Ours noirLors d’une rencontre avec un ours noir, le rapport de force est inversé et c’est le loup qui domine son adversaire. Il a même été observé, lors d’hivers rudes et pour des femelles ayant une tanière mal camouflée, des attaques suivies de mort et consommation par le loup.

En ce qui concerne les carnivores de plus grande tailles (ours blanc, puma, tigre), les rencontres sont beaucoup plus rares et/ou moins étudiées.

Lorsque les carnivores sont de taille moyenne, le loup a plutôt tendance à dominer.

En Europe, les interactions avec le lynx sont plutôt rares. Bien que les deux espèces aient à peu près la même taille, le loup semble être plus compétitif de par son mode de vie social.

Le glouton (Scandinavie, Finlande, Russie) se comporte plutôt comme un charognard et attend à proximité des carcasses tuées par les loups que ces derniers aient terminé leur repas pour s’approcher. En effet, il a été observé des cas d’agression violente de loups sur des gloutons parfois jusqu’à la mort de ces derniers.

Les rencontres avec les hyènes et les chacals ont en général lieu dans les décharges et les interactions sont plutôt rares.

En Amérique du Nord le loup a plutôt tendance à exclure le coyote des milieux où il vit. Ce dernier, plus petit, préfère éviter de rencontrer son cousin plus puissant.

Renard polaireLes petits carnivores sont nettement dominés par les loups mais semblent exploiter plus efficacement les ressources. Ainsi les populations de renards roux ou polaires ont tendance à croître en présence de loups car ils se nourrissent des restes sur les carcasses des grosses proies tuées par les loups. Cependant, il arrive que les loups tuent les renards.

Enfin avec les autres espèces charognardes, les interactions sont plus sporadiques mais peuvent parfois se terminer par la consommation de l’animal par le loup.

La présence d’un grand nombre de charognards peut entraîner une augmentation de la prédation.














Régime alimentaire



Le loup est un prédateur au sommet de la chaîne alimentaire dans son écosystème ; il n’est la proie d’aucune autre espèce (pour les adultes au moins). Ces prédateurs existent dans tous les écosystèmes et sont des carnivores de grande taille (ours blancs, lions, orques, pumas...). Il y a en général plusieurs espèces concurrentes à ce niveau dans un même milieu. Le loup, par exemple, occupe des territoires qui peuvent aussi être occupés par des ours, des pumas ou des tigres. Bien qu’ils essayent plutôt de s’éviter, il est relativement courant que ces espèces entrent en interaction, généralement dans des attitudes agressives.


Photos de proies

 
Le loup est un carnivore opportuniste qui adapte son régime alimentaire à la région où il vit, à la saison, au type et à la densité des proies. Il consomme préférentiellement des ongulés (en France : Cerf élaphe, Chevreuil, Chamois et Isard, Mouflon, Bouquetin, Sanglier…) mais ne dédaigne pas des proies plus petites comme les lagomorphes, les rongeurs, les oiseaux, les reptiles… L’espèce majoritaire du régime alimentaire d’un loup est en général l’espèce la plus abondante de la région, à condition que sa prédation ne soit pas trop dangereuse. Le loup peut également se nourrir, selon les conditions, de carcasses, de fruits ou même de détritus.

Un loup a besoin en moyenne de consommer chaque jour 17% de son poids en viande, soit 4 à 5 kg pour un loup européen. Et il n’hésite pas à consommer des fruits, sources de vitamines, et de l’herbe utilisée surtout comme purgatif.

Description du régime alimentaire du loup dans 5 départements alpins Evolution du régime alimentaire du loup dans le Mercantour entre 1994 et 1998

Les diverses études réalisées sur le régime alimentaire du loup semblent montrer qu’il chasse de préférence des ongulés sauvages. Cependant, il s’attaque également en zone d’élevage aux troupeaux domestiques et particulièrement aux petits ruminants. La proportion de proies domestiques dans son régime alimentaire est généralement faible mais varie selon la saison (plus importante pendant les estives) et selon la région (peut être majoritaire dans des zones où les ongulés sauvages ont pratiquement disparu).


Part des ongulés domestiques dans le régime alimentaire des loups du Mercantour entre 1995 et 2001




















Mascotte du groupe


#01.Anouk#

Propriétaire: poussin52








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Bonus





Concours







Concours de devise organisé le 10/08/2014.

Les membres doivent trouver des devises pour le groupe. Une à trois devises par membres.
Les devises doivent être évidemment en rapport avec nos compères les loups!

Les votes commenceront dans quelques jours, quand il y aura des devises en attentes de votes.






Les participants:



gandalf282

 
Le Loup ne s'arrêtera pas, notre passion non plus...

Vote: 1



Jo-Vi


Sans nos amis les loups, pas d'amis les chiens, vive les loups !!!

Vote: 0




cantet


Nous ne sommes pas les même le jour et la nuit . La nuit nous change à notre première nuit et à notre origine à la nuit du monde.

Vote: 2




none1


Le loup ne regarde jamais derrière, il n'abandonne pas, il est là, dans le blizzard, à combattre pour trouver un refuge. Un loup n'abandonne pas au simple fait qu'il est seul.

Vote: 1


Le respect, le loup est le respect. Il respecte son supérieur, il respecte son prochain. C'est ça, le respect.

Vote: 1




luna7892

On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du côté de la forêt.

Vote: 2





CockerStar

On n'apprivoise pas un loup: on tente de l'apprivoiser.

Vote: 3






Le gagnant de ce concours est Cockerstar, avec On n'apprivoise pas un loup: on tente de l'apprivoiser.
Félicitations!



En cette joie et cet honneur, Cockerstar tient à remercier tout ceux qui ont voté pour elle avec cette magnifique image!:




Un grand merci à elle!






















Concours de mascotte organisé le 22/11/2014.



Le groupe organise son tout premier concours de mascotte!
Mais attention, ce concours de mascottes va être un peu spécial et différent des autres. En effet, seules quelques races seront admises à s'inscrire pour espérer devenir la mascotte du groupe. Ces races seront des chiens proches du loup, ou tout simplement des loups!

Races autorisées:

-Husky
-Malamute d'Alaska
- Chien loup tchèque
-Dingo
- Chacal
-Loup








Les candidats:


Les chiens de Chloe2335


Anakine

Vote: 2

Follow


Vote: 0





Les chiens de Sarahssss

!LP-Himiko!

Vote: 0

!LP-HarmàH!

Vote: 0





Les chiens de bibis59

*Alex*

Vote: 4

*Sarah*

Vote: 2

*Warrigal*

Vote: 2




Les chiens de noisettequincy

Fox

Vote: 3

Iowa

Vote: 0

Neige

Vote: 0





Les chiens de none1

***Casanova***

Vote: 2

Rivne

Vote: 1

Haiko

Vote: 5
Deuxième tour de vote: 4




Les chiens de bb-chaton-octodon

~Coeur Vaillant~

Vote: 3




Les chiens de cantet

Nashoba

Vote: 2




Les chiens de chloe874102

Balto

Vote: 1

Maeva

Vote: 0

Dream

Vote: 0



Les chiens de Jo-Vi

*Chérie

Vote: 1

*Molly

Vote: 0

*Tanya

Vote: 1




Le chien de Marie051

Falka

Vote: 4


Les chiens de poussin52

#01.Anouk#

Vote: 5
Deuxième tour de vote: 4

#Plume#

Vote: 1




Le chien de Lea435

Apis

Vote: 3



Le chien de maryon29

**Oumiak**

Vote: 1

Shasta

Vote: 3

Fara

Vote: 2






A la fin des votes, une égalité entre
#01.Anouk#(chien de poussin52) et Haiko (chien de none1) a était la raison d'un deuxième tour de vote entre ces deux chiens. Les membres devront les départagés en choisissant leur chien préféré.







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Le 11/08/2014


Bonjour,merci d'avoir accepter ma demande ^_^

Il y a 1 an et 6 mois

Bonjour, avec plaisir, tu es la bienvenue! ^o^

Il y a 1 an et 6 mois

Merci pour l'ajout!

Il y a 2 ans et 5 mois

Avec plaisir, merci à toi! ;3

Il y a 2 ans et 5 mois

De rien! La fiche du groupe est super belle, bien complète et bien ordonnée! Chapeau!

Il y a 2 ans et 5 mois

Je te remercie encore une fois, en tant qu'animal préféré, je me devais d'honorer le loup en le décrivant en détails aux intéressés! ^0^

Il y a 2 ans et 5 mois

De rien! C'est vrai que le loup est d'une beauté.........
Pardon, je me suis laissée emporter par la majestueuse beauté de ce "Roi"!
En espérant que beaucoup de monde soit intéressés!

Il y a 2 ans et 5 mois

Coucou, les photos ne s'affichent plus C'est dommage vu la quantité d'infos sur la page

Il y a 3 ans et 7 mois

Oh c'est vrai ça! Les photos du site où je les ai empruntées ont dû les retirer... J'essaierai de corriger ça quand le temps me le permettra. En tout cas, merci de m'avoir prévenue Alpha', c'est très gentil! ;)

Il y a 3 ans et 7 mois

Merci pour l'ajout

Il y a 3 ans et 7 mois

Je t'en prie, merci à toi et bienvenue parmis nous! :3

Il y a 3 ans et 7 mois

Je signale juste une petite précision à ta présentation du loup : c'est un couple alpha qui est à la tête de la meute, pas juste un male

Il y a 4 ans et 2 mois

Oh, j'ai écrit une telle chose, tu en es sûre? J'en suis moi-même étonnée mais l'erreur est humaine après tout. Merci de me l'avoir signalé, j'éditerai quand j'en aurai le temps. ^_^

Il y a 4 ans et 2 mois

Dans le paragraphe d'intro ^^ Vu que le reste est super complet, ça m'étonnait un peu ... et je me doutais que c'était une coquille :p

Il y a 4 ans et 2 mois

J'ai prit les infos sur des sites internet mais je prends toujours soin de vérifier les propos avant de les poster. Il semblerait que je n'ai pas fait attention à cette affreuse erreur.. ^^' Alors merci de me l'avoir dit!

Il y a 4 ans et 2 mois

De rien ;)

Il y a 4 ans et 2 mois

Si le concours de devise n'est pas fini j'aimerais proposer: Dans notre regard brille la férocité de la nature ainsi que sa beauté. Et quand la lune nous éclaire elle fait rayonner notre noblesse à nous les loups.
Sinon, superbe groupe, comme toujours.

Il y a 4 ans et 8 mois

Oh désolée, c'est très beau seulement le concours est terminé depuis trèèès longtemps.. ^^' Merci de ton compliment, ça me touche beaucoup ! ^o^

Il y a 4 ans et 8 mois

Ce n'est pas grave et de rien;)

Il y a 4 ans et 8 mois

Coucou est ce que tu cherche un ou une directrice ?

Il y a 4 ans et 10 mois

Salut, non je n'en cherche pas pour l'intégralité de mes groupes. ^^'

Il y a 4 ans et 10 mois

d'accord ^^ en tout cas si un jour tu en cherche je veux bien =D

Il y a 4 ans et 10 mois

Je peux encore m'inscrire ou pas ? Car si non j'inscrit Akou, Falco et Inuk .

Il y a 4 ans et 11 mois

C'est impossible. Si tu parles du concours de mascotte il est fini depuis un moment. x'3

Il y a 4 ans et 11 mois

C pas grave

Il y a 4 ans et 11 mois

Coucou ! Je vote pour Haiko !

Il y a 5 ans, 89 h et 35 min

Accepté, merci. :3

Il y a 5 ans et 89 h

Salut pour le deuxième tour de vote, je vote pour #01.Anouk# de poussin52

Il y a 5 ans, 91 h et 55 min

Ok, merci de ton vote. ;)

Il y a 5 ans et 89 h

derien!

Il y a 5 ans, 69 h et 59 min

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