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 laulou10

laulou10
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Vieux 12/08/2014, 15h06
Bonjour tout le monde!
Je suis une fille qui écrit depuis quelques années, et hier, je cherchais un bon sujet pour faire un bon roman. Et puis grace à quelques pistes données par un très bon site, j'ai commencé à construire une histoire. Je décide de la poster sur Dogzer, pour avoir des avis pertinents et non de simples "J'aime" ou "C'est nul". Essayez de développer.
Tous commentaires sont bons à prendre pour moi, j'irais d'ailleurs plus chercher à demander leur avis à des gens qui n'auront pas peur de me dire ce qu'ils trouvent qui ne va pas, ce qui pourrait être amélioré, et comment qu'à des gens qui vont m'inonder de compliments.
Alors voilà, une bonne fois pour toute je ne vais pas me froisser, au contraire, après tout quelqu'un qui écrit ne peut s'améliorer s'il n'a que des compliments
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Tu vois, j'ai pas passé une semaine à pleurer quand t'es parti. Je ne pleure pas non plus rien qu'en évoquant ton nom. Mais si je pense très fort à toi, mon coeur se met à battre au rythme de la douleur.

"Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure."
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Vieux 12/08/2014, 15h07
Driiiiiiing... Driiiiiiing...
Un baillement après ces deux sonneries, j'éclairais ma chambre pour distinguer Etoile, mon chat, roulé en boule à mes pieds.
Driiiiiiing...
Je repoussai la couette, et me levai, faisant fuir Etoile. Il quitta ma chambre de sa démarche féline, passa par l'étroite ouverture de ma porte pour disparaitre dans le salon. Je m'étais enfermée, le chat avait du réussir à ouvrir (il était très doué pour ça). Je suivis Etoile, courus pour apercevoir le numéro. Encore cette longue suite de zéro et de un. Cela faisait trois nuits qu'il nous appelait, de deux à quatre fois, et, si ça n'était pas dérangeant lorsque ma porte était fermée, ça le devenait si je la laissais ouverte.
Ou si un petit chenapan venait s'amuser à entrer pour trouver refuge sur mon lit, sans refermer évidemment.
-C'est ce zéro-un? Demanda ma mère qui se tenait derrière moi.
Je n'étais pas surprise de ne pas l'avoir entendue arriver, elle avait un pas très léger.
-Oui, comme d'habitude.
-La prochaine fois qu'il appelle, je répondrais.
Je hochais la tête. Ce zéro-un comme nous l'appelions m'inquiétait. Qui voudrait nous joindre en pleine nuit? Ma mère présumait que c'était quelqu'un à l'étranger, avec le décalage horaire, il pouvait très bien essayer de nous joindre pour diverses raisons - un faux numéro, un démarchage - le jour pour lui, alors que c'était la nuit ici.
-Allez, va te coucher ma chérie.
Elle bailla, preuve que c'était elle qui avait besoin de sommeil et non moi. J'obéis néanmoins, refermant soigneusement derrière moi. Le zéro-un allait surement rappeler, je ne tenais pas à être dérangée une fois de plus. Le problème, c'était que je n'avais plus envie de dormir. Je m'approchais du miroir en m'ébouriffant les cheveux pour me détailler. Je m'appréciais comme j'étais, jeune adolescente de quinze ans, aux cheveux noirs délicatement bouclés, et aux yeux d'un bleu très pâle. Des tâches de rousseur parsemaient mon visage blanc comme la porcelaine. J'étais fine, je semblais fragile, et d'ailleurs, je pensais que je l'étais. J'étais une grande sensible en fait. Je pleurais un peu trop facilement à mon goût, et j'étais très souvent à fleur de peau.
Si je me trouvais belle, j'étais également pleinement consciente de mes défauts, ainsi je ne me considérais pas comme une fille prétentieuse. Tout à coup la fatigue s'abattit sur moi, m'obligeant à me recoucher. Je dormis d'une traite jusqu'au lendemain matin.
Lorsque je me réveillai, ma mère était déjà sur le pied de guerre. Je l'admirais. C'était une femme pleine d'énergie, qui s'occupait de moi à merveille, pourtant je savais à quel point la mort de mon père l'avait dévastée.
Guidée par l'odeur exquise du pain grillé, du beurre, et de la confiture, je filai dans la cuisine. Mon petit déjeuner m'attendait patiemment, encore tout chaud. Je ne tardai pas à le dévorer.
Ce fut la panse bien remplie que je me dirigeai en trottinant vers ma chambre... avant de rebrousser chemin pour décrocher le téléphone. Celui-ci venait de sonner, en affichant le numéro de la voisine, une bonne amie à ma mère.
-Allô?
-Allô Valérie?
-C'est toi Julia?
Je hochais la tête tout en répondant:
-Oui.
-Tu peux me passer Nathalie s'il te plait?
Je jetai un petit coup d’œil dans la cuisine. Ma mère faisait la vaisselle.
-Maman est occupée.
-Tu lui diras que je vous invite à venir déjeuner à la maison alors.
-Très bien, je suis sure qu'elle acceptera avec plaisir!
-A tout à l'heure!
Je raccrochais, et passai la tête dans l'entrebâillure de la porte.
-Maman?
-Oui?
-On est invitées à déjeuner chez Valérie.
-D'accord, je la rappelle dès que j'ai fini ça.
Je ne m'attardai pas plus et partis dans ma chambre. Quelques heures plus tard, douze coups de cloche résonnaient dans tout le village, et nous traversions la rue. Il ne nous fallut qu'une poignée de minutes pour arriver chez Valérie. Mon doigt s'écrasa contre la sonnette, et aussitôt, les aboiements d'un chien fou furieux me parvinrent.
-Tais-toi Buck! S'exclama une voix que nous connaissions bien.
Le portail s'ouvrit sur Valérie et Buck, son énorme rottweiler qui pouvait être adorable comme il pouvait être très menaçant. En nous reconnaissant, le chien abandonna son grognement pour sauter autour de nous et nous faire la fête. J'éclatai de rire en le caressant.
-Bonjour Nathalie! Entendis-je.
Je vis Valérie et ma mère s'embrasser. Notre voisine se tourna ensuite vers moi.
-Bonjour Julia.
-Bonjour.
Nous nous fîmes également la bise. Valérie était une femme dont on oubliait très vite le visage, une femme qui semblait quelconque et empreinte d'une grande tristesse. Ses cheveux noirs tombaient raides sur ses épaules, son visage allongé, aux traits disgracieux, était blafard, et ses yeux noisette, à demi couverts par ses paupières, exprimaient une détresse et une solitude profonde. Ce qui me plaisait le plus quand je venais chez elle, en plus d'avoir Buck à ma disposition, c'était de voir son regard s'illuminer. On voyait que ça la mettait en joie d'avoir de la compagnie.
-Venez, je vous ai préparé un repas digne de ce nom!
Nous entrâmes chez Valérie. C'était une vieille maison, étouffante, sombre, que je n'appréciais pas forcèment mais, j'étais toujours prête à faire des efforts pour voir Valérie et Buck.
-Allez, asseyez vous j'apporte l'entrée.
J'obéis docilement, Buck vint se coucher à mes pieds, et je détaillais le visage de ma mère. Elle était magnifique. Ses cheveux noirs, qu'elle avaient teintés de blond, tombaient en cascade sur sa nuque. Sa teinture lui allait à merveille, et jamais on ne pouvait apercevoir la moindre racine noire. Ses yeux étaient du même bleu clair que moi, sa peau de la même pâleur que la mienne.





Voilà, je n'ai fait que ça pour l'instant!
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Dernière modification par laulou10 ; 14/08/2014 à 10h30.
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Vieux 12/08/2014, 15h57
C'est tout simplement s.u.p.e.r, C'est quand la suiiite ? :3
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Vieux 12/08/2014, 16h04
Quand j'aurais le temps là je dois me déco' et faire quelque chose et après la TV
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Vieux 13/08/2014, 12h35
HS : D'accord
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Vieux 13/08/2014, 20h44
Voilà la suite!

Bientôt les éclats de rire fusaient, et les deux femmes papotaient joyeusement, me tenant à l'écart de leur discussion. Elles parlaient du passé, lorsque, me voyant bailler, Valérie se tourna vers moi.
-Julia tu serais gentille de m'apporter la photo qui se trouve dans ma table de chevet!
Je me levai pour traverser la cuisine et le salon, jusqu'à la porte de la chambre de Valérie. J'ouvris, repérai rapidement la table de chevet, et saisis la poignée du tiroir. A l'intérieur, il y avait un petit livre, quelques centimes, une lampe de poche, un paquet de cigarettes, quelques vieilles photos, un briquet, un stylo, et un carnet.
Curieuse, j'examinai la couverture du livre, puis celle du carnet. Un journal intime!
Je le pris. Un journal intime à son âge! Je lus rapidement quelques phrases, et mon regard s'arrêta sur ces trois mots ma fille Bérénice. Valérie? Valérie avait une fille? Qui plus est elle s'appelait comme mon ancienne meilleure amie! Mon cœur se serra en pensant à elle. Bérénice avait disparu depuis un an.
-Julia tu trouves? Me cria Valérie depuis la salle à manger.
-Oui, oui, j'arrive!
Je savais que cela était mal, mais je ne pus m'empêcher de glisser le carnet dans ma poche de jean. Après quoi, je pris les photos, et revins en courant dans la salle à manger. Valérie me regardait d'un air interrogateur.
-Pourquoi as-tu mis tant de temps?
-J'ai hésité à prendre toutes les photos, répondis-je aussitôt.
Valérie sourit.
-Tu as bien fait de toutes les prendre.
Elle s'empara des images en noir et blanc pour les montrer à ma mère. Le reste du repas se déroula dans la bonne humeur pour les deux adultes, et dans le silence pour moi.
Ce fut à la fin du repas que Valérie annonça une nouvelle qui nous surprit ma mère et moi.
-Je pars une semaine!
Nous en restâmes coites tellement nous étions stupéfaites. Notre voisine, rayonnante de joie, s’inquiéta devant notre silence.
-Nathalie, Julia, ça vous pose un problème? Demanda-t-elle, toute triste tout à coup.
Ma mère cligna des yeux, elle semblait dans la lune, quant à moi je ne savais pas trop quoi dire, à part "C'est chouette" et je trouvais ça déplacé. Un aboiement de Buck la tira de ses pensées.
-Non, absolument pas Valérie, c'est génial que tu prennes un peu de temps pour te détendre!
Nathalie fit un grand sourire, et Valérie se décrispa. L'euphorie remplaça très vite le chagrin.
-Je pars au bord de la mer! Je vais juste me dé-tendre. Massages, bains, jacuzzis, soins du visage, et plein d'autres trucs comme ça!
Ma mère tapota dans ses mains, visiblement heureuse pour son amie.
-Tu pars quand?
-Dans deux jours, et j'aimerais vous donner quelques responsabilités...
Je me raidis aussi sec, toute ouïe. Valérie reprit:
-Nathalie, pourras-tu m'accompagner à l'aéroport?
Je regardai ma mère, qui hochait la tête. La joie naquit tout au fond de moi. Il fallait bien une heure et demie pour aller à l'aéroport le plus près, avec l'aller et le retour, en comptant l'attente - je connaissais ma mère, elle allait attendre l'avion avec son amie – j'aurais bien trois heures et demie à rester seule à la maison!
-Évidemment Valérie!
Elle se tourna aussitôt vers moi, le visage défiguré par l'inquiétude et la gêne.
-Ça ira toute seule ma chérie?
Je me demandai pourquoi elle ne me proposait pas de les accompagner, mais ça ne me dérangeait pas qu'elle ne le fasse pas. Au contraire. Je faillis lui répliquer que j'avais quinze ans, que je savais me débrouiller seule, qu'il n'allait rien m'arriver, que je n'allais ouvrir la porte à personne, mais je je me contentai d'un simple "Oui" décidé. Ma mère m'avait élevée en me donnant l'amour que je n'avais pas reçu de mon père, elle m'avait élevée à merveille, je ne voulais pas lui reprocher de s’inquiéter pour moi.
Et même si ça m'énervait qu'elle joue encore la mère poule à mon âge, je prenais sur moi.
Je crois que j'aurais eu peur de la froisser si je lui avais avoué.
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Dernière modification par laulou10 ; 14/08/2014 à 10h39.
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Vieux 13/08/2014, 20h47
J'adore toujours !!! c'est quand la suite de la suite ?
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Vieux 13/08/2014, 20h51
Euuuuuuuh j'en sais rien mais en tout cas j'ai des idées jusqu'à un certain point que j'ai notées!
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Vieux 13/08/2014, 20h52
Cool ! je suis impatieennnnte !
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Vieux 13/08/2014, 23h03
Trop classee! Bonne chance pour la suite, tu vas faire un livre ???
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Hello
Je recherche des Berger Belge Malinois LOD avec capa supérieur à 500, niveau +70

Je ne prend les offres que par MP.

Bon Jeu !
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Vieux 14/08/2014, 10h28
Je sais pas encore si je vais en faire un livre, j'ai déjà imprimé deux histoires et j'en ai fait des petits livres, mais celle là... J'en sais rien je verrais à la fin u.u Merci en tout cas!
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Vieux 16/08/2014, 12h57
De rien.

La suiiiiiiitttteee quuuaaannnddd ? :3
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Vieux 16/08/2014, 17h25
Maintenaaaaant

Nous rentrâmes chez nous, je m'enfermai dans ma chambre pour répondre à l'appel d'une amie.
-Allô?
-Allô Julia?
-Oui c'est moi!
-Ca va?
-Oui, et toi?
-Oui.
-Tu fais quoi?
-Oh, rien, et toi?
-Pareil. Ca se passe bien tes vacances?
Nous nous mîmes à bavarder, tandis que je faisais les cent pas dans ma chambre, comme à mon habitude quand j'étais au téléphone.
En glissant la main dans ma poche, je sentis un objet. Je le sortis, c'était le journal intime de Valérie. Je l'avais complétement oublié!
-Ma mère veut pas que je me fasse une coupe courte, mais moi j'ai super envie tu penses que...
Absorbée par l'envie de lire ce que me réservait ce petit carnet, je marmonnai un:
-Désolée je dois y aller je te rappelle.
La voix déçue de mon amie répondit:
-D'accord, à plus.
Elle s'était visiblement empressée de raccrocher. Sans accorder plus d'attention à cela, je posai mon téléphone sur mon bureau et me jetai sur le lit.
J'ouvris le journal.
-A nous deux! Murmurai-je, ravie.
Je regardai la première page, qui remontait à il y a un an.

Je dois la protéger, je le dois, il le faut absolument. Julia commence à la trouver bizarre, je dois les protéger toutes les deux.
Il ne faut pas que Julia sache.
Il ne faut pas.


Je lus et relus ces quatre phrases, ébahie. Que voulait-elle dire? Pourquoi parlait-elle de moi? Que devais-je ne pas savoir? Qu'est-ce que je commençais à trouver bizarre à l'époque? Qui est la deuxième personne qu'elle devait protéger? Avide de connaître la suite, j'entamai la lecture de la deuxième page. Elle avait écrit ça deux jours plus tard.

Julia est loin de se douter que je suis sa mère, ça me rassure, mais je les vois toutes les deux, je vois que Julia la regarde avec un regard nouveau, je vois qu'elle comprend lentement que Bérénice n'est pas comme les autres.
Je dois faire quelque chose.


J'étais frustrée, je n'y comprenais rien. Bérénice était donc la fille de Valérie? Cela n'avait aucun sens! Et oui, j'avais compris que mon ancienne meilleure amie avait quelque chose de différent, mais sans plus quoi! Je tournai la page, et dévorai des yeux les lignes suivantes. C'était le lendemain qu'elle avait noté cela.

Je vais faire croire à un kidnapping. Bérénice n'existera plus. Mais je pourrais la garder auprès de moi.
Ma fille, Bérénice, sera là, mais elle ne sera plus là.


Mon coeur battait à toute allure. Bérénice était encore en vie! Et proche de moi! Ainsi, c'était Valérie qui était l'auteur de cette mystérieuse disparition. Mais pourquoi? Pour me cacher quoi? L'esprit tout embrouillé, je passai à la page suivante, écrite le jour de la disparition de Bérénice.

Ma Bérénice, tu es là, tu as rompu tout contact avec l'être qui était le plus cher au monde pour toi. Pardonne moi Bérénice...

Voilà une page sans interêt. Enfin si, maintenant je savais que j'étais la personne qui comptait le plus pour mon ancienne amie. Très vite, j'allai à la page d'après, qui datait d'une semaine plus tard.

Nathalie m'a dit qu'elle ne pouvait plus avoir d'enfant. Elle est terriblement déçue... Elle voulait en avoir deux dans sa vie. Je lui ai proposé quelque chose. Qu'elle adop...

Je donnai un coup de poing de rage dans mon lit. Le papier était brûlé ici. L'écriture devenait de nouveau lisible quelques mots plus tard:

... Elles seraient de nouveau ensemble, réunies, mais ça ne serait plus comme avant. Elle serait quelqu'un d'autre. Elle serait la soeur de Julia.
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Dernière modification par laulou10 ; 16/08/2014 à 17h27.
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Vieux 16/08/2014, 17h26
Je voulus passer à la suite, mais un petit coup à ma porte m'en empêcha. Je dissimulai le carnet sous mon oreiller, et bondis debout
-Ouiii?
La tête de ma mère, encadrée de ses jolies mèches blondes, apparut dans ma chambre.
-Tu faisais quoi?
-Oh, je lisais juste.
C'était la pure vérité, j'étais en train de lire quand elle avait toqué. J'avais juste omis de dire que j'étais en train de lire le journal intime de Valérie que je lui avais piqué.
-On va bientôt y aller.
Je hochai la tête. Ma mère m'amenait à la danse. Je saisis mon sac avec toutes mes affaires, et traversai le salon. J'attendis patiemment ma mère.
-On passe récupérer Zoé, tu te rappelles? Lui demandai-je.
Elle pouffa de rire.
-J'ai pas encore la mémoire qui flanche ma chérie.
Je ris avec elle, et nous sortîmes pour nous rendre dans la voiture. Zoé faisait de la danse avec moi.
Je me rappelai encore quand nous nous étions rencontrées. C'était il y a deux ans. Zoé était cible de moqueries, surtout que les autres danseuses n'étaient autres que Jessica, une peste, et une bande de filles qui la suivaient. Un jour, comme d'ordinaire, j'étais la dernière dans le vestiaire. Les autres filles étaient déjà en train de sortir, de rentrer chez elles, mais moi, je prenais plaisir à gouter le silence après l'effort. Ce jour-là, Zoé s'était attardée elle aussi pour pleurer. Alors que je m'étais levée pour rejoindre ma mère qui m'attendait à l'extérieur, je lui avais souri.
-Zoé, ne te laisse pas abattre par des gens comme ça. Tu ne vas pas les laisser gagner si facilement. Bats-toi.
Zoé avait reniflé.
-C'est dur Julia.
-Tu es la meilleure danseuse de ce cours. Tu dégages une telle sensation...
J'avais cherché les mots pour peindre ce qu'on ressentait en la voyant danser.
-Tu vibres de paix et d'harmonie.
La rouquine avait souri à son tour.
-Merci Julia. Tu danses bien aussi.
J'avais fait une moue peu convaincue.
-Tu voudras bien m'aider à m'améliorer?
J'avais vu des étoiles briller dans son regard à ce moment. Elle avait hoché la tête, enthousiaste. Cette phrase avait scellé notre amitié. Nous étions deux face aux moqueries désormais, nous les ignorions, nous nous contentions de savourer chaque moment de bonheur. Nous aimions nous attendre devant le bâtiment où nous prenions nos cours, nous aimions rester le plus longtemps possible dans le vestiaire pour parler. C'était Zoé qui m'avait motivée à m'inscrire à nouveau à la danse.
Etait ensuite arrivée Mia. Elle avait débuté cette année-ci, elle était seule, nous l'avions vite prise sous notre aile. La danse était un pur moment de joie pour moi.
-On est arrivées Julia.
La voix de ma mère me tira de mes pensées. En effet, elle était en train de s'arrêter devant la maison de mon amie. Zoé nous attendait avec son sac, devant le portail. Je sortis pour lui faire la bise, puis rentrai à nouveau.
Zoé avait les cheveux roux, presque toujours en queue de cheval floue, avec des mèches qui tombaient d'un peu partout. Son visage était comme le mien: d'un blanc à faire peur, parsemé de tâches de rousseur. Son regard bleu marine exprimaient à la fois sa tristesse, sa sensibilité, et sa joie de vivre. C'était troublant.
Le trajet se passa en silence, ponctué de sourires complices. Nous ne voulions parler ensemble qu'en toute intimité. Hors de question que ma mère sache tout de nos discussions.
-Vous voilà arrivées les filles.
Derrière la vitre de la portière se dressait le bâtiment, majestueux. Mia nous attendait déjà.
-Bon cours! Lança ma mère alors que nous étions déjà parties.
Je lui adressai un petit "salut" de la main avec un sourire, et rejoignis Zoé et Mia, qui se faisaient la bise.
-Coucou Julia! S'exclama cette dernière.
-Salut Mia, ça va?
-Ouiii! Et toi?
-Aussi! On entre?
Elle hocha la tête en me regardant de ses yeux couleur miel. Elle passa une main dans ses cheveux châtains, et sourit.
Zoé prit Mia par le bras et la tira vers la porte. J'éclatai de rire, et les suivis aussitôt. Nous entrâmes dans un hall. Il y avait des portes de partout, des couloirs, des escaliers...
Nous montâmes trois marches et tournâmes à droite, dans un couloir qui menait à notre salle de danse. A ma droite il y avait un bureau, un peu plus loin le vestiaire, et, juste en face, la salle.
Nous ne tardâmes pas à nous changer. Je finissais de faire un chignon impeccable lorsque Jessica arriva. Elle nous salua d'un regard glacial.
Mia devint blême, Zoé jeta à notre ennemie un regard enflammé par la haine, et moi, je l'ignorai superbement.
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Dernière modification par laulou10 ; 16/08/2014 à 17h33.
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Vieux 16/08/2014, 17h29
Troooop bien *O* Encore encoooore !! * crie de fan en délire *
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Dernière modification par laetitiafi ; 16/08/2014 à 17h32.
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Vieux 16/08/2014, 17h35
Quel enthousiasme

Tu sais que pour le bâtiment j'ai essayé de rassembler les souvenirs de là où je faisais de la danse toute petite? C'est horrible je m'en souviens presque plus >.< je me rappelle juste d'un hall, de quelques marches au milieu, d'un couloir sur la droite, du vestiaire et de la salle de danse!
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Vieux 16/08/2014, 17h38
T'as pas de photo ?
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"Je n'ai le vertige, mais le vide de vos âmes me fait peur"
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Vieux 16/08/2014, 17h41
Ben non! Je me rappelle aussi de la scène, et du côté "entrée pour spectateurs" puisque j'y suis allée récemment mais bon...
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Tu vois, j'ai pas passé une semaine à pleurer quand t'es parti. Je ne pleure pas non plus rien qu'en évoquant ton nom. Mais si je pense très fort à toi, mon coeur se met à battre au rythme de la douleur.

"Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure."
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Vieux 20/08/2014, 11h40
HS : Ah. Et la suite ?
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Vieux 20/08/2014, 11h46
J'en sais rien :3

Tu sais quoi? Je vais peut-être refaire de la danse cette année
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Tu vois, j'ai pas passé une semaine à pleurer quand t'es parti. Je ne pleure pas non plus rien qu'en évoquant ton nom. Mais si je pense très fort à toi, mon coeur se met à battre au rythme de la douleur.

"Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure."
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